01 décembre 2011

Comment gérer ses émotions afin de ne plus compenser par la nourriture ?

Comment gérer ses émotions

afin de ne plus compenser par la nourriture ?

Dès la naissance, l'être humain doit manger pour vivre : c'est un besoin biologique accompagné par de nombreux facteurs émotionnels et sociaux. Nulle surprise donc dans le fait que le règlement des problèmes liés à l'alimentation apparaisse si complexe ! De fait, rassasier sa faim produit une intense sensation de sécurité et de bien-être qui peut faire croire que l’on peut mieux affronter les défis quotidiens.

L’enfant a besoin d’être aidé dans l’identification de ses émotions, or la construction de nos premières émotions se fait autour de la prise alimentaire qui est aussi le principal mode de communication de l’enfant. Malheureusement, lorsqu’un bébé pleure, la première chose que font les mères est de penser que la cause de ces pleurs est la faim. Par la suite, à chaque frustration, il va être consolé par un gâteau ou un bonbon. Cela inscrit dans le psychisme de l’enfant le sentiment qu'il existe un lien entre alimentation, protection et sentiment d'être aimé, et cela explique pourquoi, en grandissant, la «faim» de protection, d‘amour et de reconnaissance peut agir sur l'estomac comme s'il s'agissait d'un véritable besoin d'aliment.

Cette faim d'amour conduit généralement à une absorption excessive de nourriture qui peut se transformer en un désordre alimentaire à un moment donné de la vie. Et ce réflexe de manger pour compenser de l’enfance aura tendance à perdurer à l’âge adulte.

Par ailleurs, dès l’enfance, la nourriture est utilisée pour fêter un événement, pour trouver l’apaisement, soulager l’ennui ou la dépression, et se consoler dans les moments de tristesse ou d’angoisse. De même, au sein de la famille,  il se crée différents modes d’interaction où on utilise la nourriture à d’autres  fins que la nutrition : ce peut être une arme offensive ou défensive, un châtiment ou une récompense.

Par la suite, notre histoire, notre construction imaginaire va nous «programmer» pour nous pousser à manger face à telle ou telle émotion : on accepte un morceau de gâteau d’anniversaire, car le refuser serait « antisocial », on se récompense en prenant un peu de chocolat quand on a fini un travail difficile, ou on boit sans envie une bière ou un verre de vin quand on est en société. Ce sont là des pratiques de la vie quotidienne.

Dans notre société, nous avons souvent du mal à identifier ce que nous ressentons et à l’exprimer. Dans un monde si riche en connaissance et en culture, nous sommes, pour la plupart, de grands « analphabètes émotionnels ». Les personnes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire  sont très confus sur leurs états émotionnels internes, en particulier sur leur sensation de faim ou de satiété. Ceux qui ont recours à la nourriture ou qui la refusent pour compenser leurs émotions ont probablement appris depuis leur enfance à minimiser, nier ou ne pas montrer aux autres ce qu’ils ressentent. Les perturbations alimentaires représentent pour certains des efforts désespérés pour résoudre ou cacher leurs problèmes intérieurs.

Une des façons efficaces d'agir sur l’émotionnel est la prise de Fleurs de Bach. En effet la thérapie florale s'adresse à l'individu dans sa totalité ; elle vise un changement de comportement et le rééquilibrage des émotions qui ont conduit au surpoids par la prise excessive d’aliments. Elle permet à l'individu de faire appel à ses «ressources intérieures» pour contrôler ses pulsions. Dès qu'il parvient à retrouver une harmonie intérieure et des réactions plus équilibrées à ses sources d'angoisse, il n'a plus besoin d'excès alimentaire.

 

Posté par Isabelle Laporte à 21:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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